lundi 7 janvier 2008

Philippines!!!

Probablement le dernier "post" de ce blog puisque ce vendredi nous prenons l'avion pour retrouver notre cher pays...

Nous vacances aux Philippines ont été plus que mouvementées, et notre équipe de choc (Steffie et Charles les aventuriers, David et moi les ... bon les "sages", disons) a vaillamment déjoué tous les pièges de la nature inhospitalière des Philippines: la malaria, le paludisme, les pieuvres, les serpents de mer, les requins (!)...
Moyennant quoi nous avons eu droit à de splendides paysages :





Bon j'espère que vous remarquez la qualité des photos, prises avec mon super nouvel appareil photo :)

On sera tristes de quitter l'Asie et Taiwan en particulier, mais on a vraiment hâte de vous revoir tous !

A très bientôt

mercredi 19 décembre 2007

多明 et Didier à Taiwan

Petite vidéo de 30 secondes pour voir les "highlights" du séjour de mes parents à Taiwan. 多明,c'est le prénom chinois de ma mère. Ca veut dire "beaucoup" et "clarté". Joli prénom.

Plus de photos ici : http://picasaweb.google.fr/raphaelle.penchinat/SJourTaiwan

vendredi 23 novembre 2007

Lost in Translation

Le weekend dernier, nous avons participé à notre premier (et dernier) voyage organisé taïwanais. Faire un voyage organisé est bien la dernière chose que je ferais si j’étais en France, mais nous nous sommes dit que cela pourrait être une expérience culturellement intéressante.

Vous voyez les cars de japonais qui débarquent à 7h du mat à la tour Eiffel, déposent leur troupeaux pour ¼ d’heure, pour les emmener ensuite au Louvre, à l’Arc de Triomphe, au château de Versailles et au mont St Michel, le tout dans la même journée ? Et bien c’est à peu près ce que l’on a enduré pendant deux jours le weekend dernier.

Pour les taïwanais, le concept de voyage organisé est une tautologie. La folle idée selon laquelle on pourrait faire du tourisme autrement qu’à 50 dans un bus (voire à 2 ou 3 bus, c’est quand même plus sûr), ne leur viendrait jamais à l’esprit. Difficile de circuler à Taiwan sans tomber sur ces cohortes d’autobus en file indienne sur l’autoroute, que l’on retrouve ensuite sur les gigantesques parkings aménagés à proximité de la moindre curiosité touristique.

Nous avions donc rendez-vous samedi matin à 6h30 devant l’université. Premier choc culturel: à Taiwan, le voyage est une affaire très sérieuse. 4 bus nous attendaient, avec pour chacun un guide qui semblait s’être préparé à un raid commando en Irak. Casquette aux couleurs de l’agence de voyage, gilet assorti, treillis, drapeau de couleur (une couleur par car) chaussures de montagne (on partait visiter un temple situé au beau milieu d’une ville) et bien entendu l’inévitable micro main libre relié à un haut parleur fixé à la ceinture (même les profs de sport de l’université en sont équipés, il faut dire qu’il doit y avoir une soixantaine d’étudiants par cours). Impossible bien entendu de choisir son car, Raphaëlle et moi étions donc séparés. Une fois embarqué, les choses sérieuses commencent. D’abord on nous explique qu’il faut porter notre badge de couleur (une couleur par car souvenez-vous) bien en évidence pour qu’on puisse facilement nous reconnaître.


Ensuite, on nous demande de nous présenter chacun notre tour au micro du car. Parfait je n’avais rien de mieux à faire un samedi à 6h30 du matin. Et pas question de dormir. Une fille qui avait décidé d’ignorer cette consigne s’est fait rappeler à l’ordre par « Phoebe », notre charmante guide taïwanaise, qui s’est chargée elle-même de la réveiller. Une heure après, on pensait être tirés d’affaire, chacun ayant joué le jeu pour le plus grand plaisir de Phoebe. Elle était tellement contente qu’elle n’en lâchait plus le micro. Elle parlait moitié chinois, moitié anglais, mais en gros j’ai compris qu’elle nous expliquait le déroulement de la journée à la minute près, en répétant chaque information au moins trois fois.

Je vous passe la visite du temple, et de la « vielle ville », qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, ainsi que de la peinture sur canards en bois (voir photos plus bas) pour vous parler de notre « balade » à vélo de l’après midi. D’entrée, Phoebe avait placé la barre assez haut « It is very beautiful. Typical Taiwanese countryside » nous a-t-elle assuré. Après les désillusions de la matinée, j’étais plus que dubitatif, mais je gardais tout de même un mince espoir. Comme j’étais naïf. Tout avait pourtant bien commencé. Après les recommandations d’usage de notre guide préférée (« remember to put sunscreen, don’t forget your water and your sunglasses », répété en anglais et en chinois au moins 4 fois), on arrive sur un parking de 600 places au milieu de nulle part, sur lequel se trouvait foule d’autres autobus comme le nôtre. Visiblement, nous n’étions pas les seuls à avoir eu l’idée de faire cette halte bucolique. Nous suivons ensuite Phoebe et son drapeau jusqu’à un grand hangar où étaient soigneusement rangés des centaines de VTT identiques. Et là, la voix de notre guide se met à retentir à travers tout le hangar : elle avait réussi à brancher son petit micro portable sur la sono surpuissante de l’entrepôt ! Tout ça en plus pour nous dire « one bike each » au cas où on aurait décidé d’en prendre 3, et « be back in an hour » pour la trois centième fois.

Question vélo, ils ne s’étaient pas moqués de nous : amortisseurs, selle rembourrée et freins à disque… je me préparais donc à un parcours du combattant avec rivières à traverser et sentiers escarpés bordés de précipices…

C’était en fait une route à deux voies d’une demi-douzaine de kilomètres de long, plate et sans le moindre virage, fraichement goudronnée et conçue uniquement pour les vélos.





Je ne sais toujours pas ce que nous étions censé y voir. On a pourtant roulé quelques kilomètres, souvent au bord de la route nationale toute proche, dans l’espoir de tomber sur un joli paysage. Mais à part des taïwanais, visiblement ravis eux, se promenant par groupes de 50, on n’a rien trouvé à se mettre sous la dent.




A un moment quand même, nous sommes arrivés à ce qui semblait être le point d’orgue du parcours, au vu de la foule de cyclistes qui s’y était assemblé. On pose nos vélos, et au milieu des casquettes de couleurs, des gilets à bandes réfléchissantes, et des drapeaux on aperçoit quelques wagons rouillés.



Apparemment il ne doit pas y avoir beaucoup de trains à Taiwan : tous les locaux semblaient émerveillés par ces tas de ferrailles et se faisaient prendre en photo à l’intérieur. Du coup on a fait comme tout le monde !




Une demi-heure plus tard on retrouve notre car et notre Phoebe, qui nous propose une séance de karaoké pour égayer le trajet du retour. Tous les cars à touristes de Taiwan sont équipés d’une télé, d’un micro et d’un logiciel de karaoké. Il faut dire que les taïwanais adorent chanter. Et donc tout naturellement, Mme Wu, professeur de chinois qui se trouvait derrière moi, s’est proposé pour entamer les premiers couplets. Avec beaucoup de sérieux et quelques trémolos dans la voix (ils n’écoutent que des chansons à l’eau de rose, avec violons, quelques notes de piano et un chanteur pleurnichant) elle commence à entonner ce qui devait être un hit local. Et tous les autres chinois du car l’ont ensuite imité, avec beaucoup de sérieux, pendant près de 2h. C’est drôle 10 min. Au bout de 20 on en a assez. Au bout de 30 on serait prêt à écouter Chérie FM à la place, au moins on comprend ce qu’ils disent.



Pour finir, quelques photos de notre atelier « peinture sur canards en bois ». Comme vous pouvez le constater, j’ai encore des progrès à faire. Celui de Raphaëlle est quand même plus joli.








vendredi 9 novembre 2007

L'histoire de la mangue.

La première fois que nous sommes allés chez Carrefour à Taipei, en apercevant l'immense rayon fruits et légumes, on s'est dit : "Tiens, pourquoi ne pas acheter des mangues pour ce soir?". Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous avons acheté notre fruit, que nous avions soigneusement sélectionné au préalable. On ne savait pas lire les étiquettes chinoises, mais on n'avait malgré cela aucun doute sur la nature de nos fruits. On se réjouissait d'avance de notre bon dessert.

Après notre repas, nous nous apprêtions à déguster nos mangues, lorsque la couleur verte révélée par notre soigneux découpage au couteau commença à éveiller nos soupçons. Nous en avons quand même mangé un morceau, en se disant que sans doute les mangues de Taiwan étaient d'une autre couleur. En fait c'était des avocats.

La deuxième fois que nous sommes allés chez Carrefour à Taipei, comme nous ne sommes pas de nature à nous décourager si facilement, nous avons une nouvelle fois entrepris d'acheter des mangues. Charles m'a assuré qu'il avait compris, que maintenant il savait distinguer les avocats taiwanais (qui font deux fois la taille de nos avocats européens, soit dit en passant), des mangues taiwanaises, et je l'ai donc laissé faire. Nous avons de nouveau eu droit à des avocats en dessert.

La troisième fois que nous sommes allés chez Carrefour à Taipei, forts de nos deux premières experiences, nous étions convaincus d'être enfin capables de trouver une vraie mangue parmis ces montagnes de fruits étranges. De retour chez nous, nous avons pris la sage décision de ne pas attendre la fin du repas pour ouvrir nos fruits, histoire de ne pas se retrouver encore avec une entrée en dessert. Malins. Cette fois-ci je ne peux même pas vous dire ce que nous avions pris pour des mangues. Je n'avais jamais vu ce fruit, je n'en connais même pas le nom. L'interieur est assez répugnant, on dirait que des bestioles y pullulent, comme en témoigne notre photo. En fait c'est assez bon.







Juste pour conclure, nous avons arrêté de chercher des mangues chez Carrefour.

mardi 16 octobre 2007

Une drôle de façon de se laver les oreilles...

Samedi soir nous nous promenions au Shilin night market, lorsqu'un stand plutôt étrange a attiré notre attention.

Intrigués, nous nous sommes donc arrêtés.

Nous avons mis du temps à comprendre que le tube enflammé (voir photo) que l'on était en train de glisser dans l'oreille de cette jeune fille servait en fait à la lui nettoyer.

Quand nous avons compris, il était un peu tard, le propriétaire du stand avait découpé le tube pour montrer aux passants le cérumen qui y avait été aspiré...berk.

Comment ça marche? Mystère, mais on peut témoigner de l'extraordinaire efficacité de la méthode.




Raphaëlle

mardi 9 octobre 2007

Concert du Chinese Taipei Orchestra

Vendredi soir, Charles, Henrik et moi sommes allés voir un concert dans les locaux de NTU, notre université.
Je ne veux pas faire de généralités sur la musique Chinoise, d'autant moins que mes connaissances dans ce domaine sont limitées, mais en tout cas j'ai trouvé cette musique en particulier extrêmement mélodieuse, enjouée, et ludique. Nous avons souvent souri, voire ri (mais doucement, rassurez-vous), en écoutant les musiciens imiter les bruits de coqs, de chiens, d'oiseaux, avec cet instrument que vous voyez sur la vidéo et dont je ne connais malheureusement pas le nom; ou encore à l'aide d'un fil soignement disposé dans leur bouche.

J'ai été transportée par ce concert, du début à la fin. Tour à tour, on entend par exemple le tonnerre, la pluie, le vent, d'abord doucement,puis plus de plus en plus fort, jusqu'à que ça en devienne presque assourdissant; et ensuite de nouveau une musique douce et calme.

Vous pourrez voir sur la vidéo ci- dessous quelques minces extraits de ce concert. Vous constaterez le grand humour du chef d'orchestre dans la dernière partie de la vidéo (et le mien aussi, puisque j'ai malencontreusement filmé à l'envers à la fin!):



Je vous embrasse tous,

Raphaëlle

vendredi 5 octobre 2007

Taifeng

Je profite de notre deuxième typhon et du fait que nous sommes donc coincés dans nos 20m² pour au moins 24h pour participer à mon tour à ce blog.

Voici tout d'abord un aperçu de ce qui se rapproche de notre île d'heure en heure. Les vents les plus forts sont attendus pour cette nuit. Krosa, c'est son petit nom, est pour l'instant dans la catégorie des "super typhoons". Il devrait tomber à peu près un mètre d'eau d'ici 48h avec des rafales de vent à plus de 200 km/h sur la côte...



Taiwan, c'est l'île que vous ne voyez pas ! Pour vous donner une idée quand même, Taipei est au nord ouest de l'oeil du typhon.

Voici une vidéo prise sur le toit de notre immeuble en fin d'après-midi.



Un peu d'étymologie pour finir. Le mot "typhon" provient de la transcription phonétique du mot chinois "taifeng", composé de deux caractères. "Feng" signifie vent et "Tai"est premier caractère du mot Taiwan. Le typhon est donc à l'origine, le vent qui vient de Taiwan... Il faut dire qu'en plus d'être situé à la rencontre de deux plaques tectoniques, Taiwan a droit à environ 5 ou 6 typhons par an en moyenne.

Charles